Tôkyô

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Hérissé de gratte-ciel à perte de vue, le quartier de Shinjuku étincelle de néons et résonne de baratin publicitaire. A Ginza, des salarymen en costume sombre croisent des élégantes chargées de sacs aux logos de grandes marques. Et si la foule s’entasse aux heures de pointe dans les rames du métro, rien ne trouble la paix des temples où brûlent des bâtons d’encens. A l’aube, les fêtards exténués attendent le premier train tandis que débute le marché aux poissons.

Une jeune génération de Tokyoïtes anticonformistes, qui n’ont jamais connu la prospérité économique, est en train de bouleverser la physionomie de la capitale nippone. Avec l’émergence d’un mode de pensée alternatif, le développement des échanges interculturels et le déclin de la natalité, Tôkyô traverse actuellement une période fascinante. La tradition subsiste pourtant sous la jungle de béton et les mouvements d’avant-garde. Même s’il reste peu de traces de l’ancienne Edo, on trouve encore dans les faubourgs des ruelles bordées de petites échoppes et, ça et là, des enclaves échappant à la modernité.

Tôkyô est une ville paradoxale où les centres commerciaux géants voisinent avec un souci raffiné du détail, la course effrénée à la consommation avec une spiritualité zen héritée d’un passé millénaire. En un mot, cette métropole en perpétuelle mutation pourrait bien incarner, à elle seule, le monde du XXIème siècle.*

Je serai sur place, du 12 au 18 mai prochain, à prendre le poul du monde de demain…

*citation extraite du guide Lonely Planet sur le Japon