Quelques données relatives au piratage

En parcourant le site de Jeff Balek (auteur de livres chez Onlit Editions, entre autres choses intéressantes), je suis tombé sur ce graphique édifiant, que je m’empresse de partager à mon tour. Il en ressort quelques points importants :

  • Plus l’offre numérique légale se développe, plus le piratage se réduit
  • Plus une oeuvre est attendue, plus elle est piratée (on s’en doutait !) MAIS… cela n’empêche en rien des résultats records au box office !
  • Une oeuvre auto-produite, accompagnée d’une campagne promotionnelle bien orchestrée sur internet peut donner des résultats que de nombreux professionnels aimeraient pouvoir afficher
  • Les chiffres donnés concernent uniquement l’industrie musicale et cinématographique, et il n’est pas sûr que cela puisse s’appliquer complètement à celle du livre : quelqu’un qui télécharge un film d’action à gros budget, s’il est séduit par le film, peut ensuite payer pour le voir en salle ou en dvd, dans un format de bien meilleure qualité. Quelqu’un qui télécharge illégalement un epub ira-t-il ensuite acheter le livre (papier ou numérique) ? J’ai quelques doutes là-dessus…

Pour rebondir sur ce dernier point, je ne peux que partager l’inquiétude de Nathalie Hug évoquée dans un article récent d’ActuaLitté : quelle réponse en effet apporter à un lecteur qui, ayant déjà acquis le livre papier, se refuse à l’acheter une deuxième fois pour sa tablette ? Il y a la solution Publie.Papier, qui propose le livre avec un code intégré pour un téléchargement, mais cela ne fonctionne que parce qu’il s’agit d’impression à la demande : le livre est rarement en pile sur les tables des librairies, et fait le plus souvent l’objet d’une commande particulière (il s’agit d’un acheteur captif, pour parler marketing).

Mettez maintenant un code de téléchargement dans les livres proposés en librairie, et nombreux seront ceux qui s’empresseront de le scanner discrètement en magasin sans jamais acheter l’exemplaire papier…